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Lundi et Grippe

Lundi et Grippe

Tous les lundis, la même rengaine sur tous les réseaux sociaux.

« Déjà lundi ? Mais où est mon week-end ? » et autres variantes nous envahissent, nous rappelant bien que travailler on n’aime pas ça, mais qu’on est obligé 5 jours sur 7 environ alors on a juste le droit de râler sur Facebook.

C’est assez absurde si on y réfléchit, car je connais beaucoup de gens qui s’épanouissent dans leur travail, ou qui au moins ont une tendance manifeste à déprimer s’ils ne bossent pas.

Personnellement, actuellement au chômage, le lundi me demande une volonté suprême.

S’autoriser à glander un samedi, ou bien un dimanche, c’est tout à fait acceptable, même lorsque l’on n’a pas de boulot.

Mais glandouiller devant Sex & The City un lundi matin, en hésitant de se commander des sushis hors de prix avec le peu que te fournit Pôle Emploi, c’est une autre histoire.

Le lundi matin, après la sortie des toutous, je suis censée me bouger les miches : m’asseoir devant mon ordi et écrire, envoyer des CV, faire ma vaisselle, ma lessive, aller au code, passer l’aspirateur, ranger mes papiers et j’en passe.

On ne peut qu’admirer le fait que je sois en train de faire une de ces choses (écrire) alors qu’il est à peine neuf heures.

Cependant, cela risque d’être la seule chose que je fasse de la journée, et cela grâce à une excuse déjà trop utilisée, mais qui reste au demeurant excellente :

Je suis malade.

Lundi et Grippe

La semaine dernière, j’ai senti que ça allait arriver. Je suis un peu comme Arizona Robbins (Grey’s Anatomy pour les non-initiés), j’ai un super pouvoir : je peux sentir lorsque je vais être malade (faut dire que ça m’arrive souvent) et combien de temps ça va durer.

Du coup, sans aucune douleur, j’ai senti que ma gorge et mon nez se préparaient à la guerre. Et samedi, après une matinée tout à fait acceptable sans aucun symptôme, l’ennemi est arrivé dans la place, et s’est installé en moins de deux heures.

Je t’épargne le descriptif détaillé du nez qui coule, de la gorge qui gratte, et du mal de crâne persistant.

Le samedi soir, alors que j’étais chez des amis pour déguster une formidable tartiflette faite maison (un grand merci à Matt pour ce dernier régal de mes papilles avant leur annihilation complète),le seul côté marrant de la maladie est venu tapé l’incruste : la fièvre.

Personnellement, cette vieille copine me donne l’impression d’être dans une bulle, inutile, presque délirante, mais elle soulage légèrement mes symptômes. Elle n’arrive pas assez souvent à mon goût.

J’ai donc passé mon dimanche allongée dans mon lit (et c’est tout à fait acceptable un dimanche) sans rien foutre, à part sortir mes toutous chiens. S’aérer, c’est important, j’ai donc fait ma petite heure de marche (au ralenti, mais quand même.)

Aujourd’hui donc, nous sommes lundi, et je suis censée faire tout plein de choses sauf que voilà. J’ai la grippe.

Car oui, le dimanche en plus de glander, j’ai découvert que j’avais de formidables douleurs dans les jambes. Ça m’a presque rappelé les poussées de croissance que l’on a quand on est gosse (bien que je n’ai pas connu ça souvent avec mon mètre 54.)

J’ai donc pris la grande décision d’aller à la pharmacie (quelle audace) pour me soigner. C’est une chose que je ne fais jamais d’habitude, étant une adepte du « t’inquiète, ça va passer », tout en geignant comme une gosse « en tout cas je suis ravie de t’avoir connu… Non je te dis ça juste au cas où mon corps me lâche et que j’y reste tu sais. »

Les médecins sont formels, il te faut environ 7 jours pour guérir d’une crève passagère, et environ une semaine pour une grippe. Du coup, je ne vais pas les voir, j’ai simplement investi dans de l’Humex et du Strepsils (non je ne suis pas sponsorisé. Mais si dans une semaine je suis encore dans cet état malgré les 11 € que j’ai déboursé, je t’en informer et tu sauras que ces produits sont cacas boudins. Dans le cas contraire, je leur ferais une petite holà seule dans ma chambre.)

Du coup, ma journée commence par un dilemme, et je me devais de te le faire partager :

Dois-je m’activer en luttant contre la maladie ?

J’ai fait ça l’année dernière, ce qui m’a valu une surinfection grippale.

Dois-je glandouiller encore aujourd’hui histoire de laisser de l’énergie à mon corps pour lutter contre cette enflure de grippe ?

N’ayant rien foutu hier, j’ai peur que cette inactivité me déprime. Surtout que glandouiller sans grignoter ou sans s’en griller une, c’est moche, mais ne sentant plus le goût des aliments, et étant en train de ralentir ma consommation de nicotine (qui de toute façon n’est pas compatible avec l’état actuel de ma gorge), je suis condamnée à devoir glandouiller sans rien faire d’autre.

Parfois la vie n’est pas facile.

Alors je sais bien que je suis au chaud, avec un Amoureux qui m’aiment, des tonnes d’animaux qui me font des câlins, avec de la bouffe dans mon frigo, que la grippe ne me tueras pas car je suis dans une société où on gère ça plutôt bien, et que des tonnes de gens voudraient bien glander une journée complète devant leur télé.

Mais je suis malade.

Alors j’ai bien le droit de me plaindre un peu.

Lundi et Grippe
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À propos

Melusine Hoffman

Clermontoise pseudo-écrivaine. Râleuse Chronique. 36 15 jraconte ma life. Prends le temps de lire, et de commenter (surtout si tu n'aimes pas...)
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Victor Ladou 13/10/2016 16:50

Je me suis lavé les mains au gel hydroalcoolique sept fois pendant la lecture de cet article.
Information sans intérêt certes, mais je me devais de te le dire...

Melusine Hoffman 14/10/2016 09:44

Tu as bien raison. Amoureux l'a choppé, et moi je suis en train de faire une surinfection grippale.