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Pas très matinal mais un peu mal.

Pas très matinal mais un peu mal.

C’est fatigant d’être dans mon corps. Réellement.

Je fais partie de ces gens qui ont toujours un pet de travers. (Chouette expression au passage.) A l’heure actuelle, j’ai quelques brûlures d’estomac, un léger mal de crâne, et la nuque tendue, ça tire.

Je suis loin de l’agonie, on est d’accord.

Cela dit, j’ai réalisé qu’il ne m’arrivait jamais d’avoir mal nulle part. Et j’ai réalisé également récemment que ce n’était vraiment pas le cas de tout le monde.

Amoureux est malade en ce moment. Et quand il croit être soigné, il choppe autre chose par-dessus. La méga loose, il pète les plombs.

En fait, il vit ce que je vis au quotidien depuis des années.

J’ai tenté d’imaginer ce que serait ma vie si je ne ressentais aucune douleur nulle part. J’ai du mal à concevoir la chose.

D’un autre côté, c’est un avantage. Les gens jamais malades ont un système immunitaire incroyable, ce qui signifie que les maladies qui arrivent à passer leurs barrières vont tenter de les achever. En plus, n’ayant pas l’habitude d’avoir mal, ils doivent ressentir la douleur de façon extrêmement intense.

Je suis tellement tout le temps malade que je peux chopper la grippe et croire que c’est une crève passagère, et continuer à faire des trucs au lieu de souffrir allongée dans un lit sans pouvoir bouger en priant la mort d’arriver au plus vite.

L’inconvénient, c’est que la dernière fois que ça m’est arrivé (il y a environ deux mois et demi donc) j’ai choppé une surinfection grippale parce que je n’ai pas laissé le temps à mon corps de se reposer (et passer trois jours sans descendre une seule fois en dessous de 38.5° de fièvre est une expérience à tenter. C’est surréaliste.)

J’ai un système immunitaire tout pourri donc. (Si si, va jeter un œil par ici si tu ne me crois pas.) Et j’ai également une coordination approximative, qui fait que je me blesse souvent. Mais ça m’a permis de développer une certaine résistance à la douleur.

Je pense que je ressens la vie comme nos ancêtres.

Mon prof’ d’anthropologie avait tenté de nous faire imaginer : plus tu remontes dans le temps, moins le système médical était développé, et plus les gens vivaient avec des infections, des blessures, des maladies qu’on ne soignait pas. Ils serraient les dents. Et priaient pour que ça passe. (En buvant peut-être un peu de lait de pavot ou ce genre de choses.) Ils avaient mal en permanence.

Je ne pense pas être au même stade de douleur qu’eux (encore heureux) mais j’entraperçois la vie du passé.

On s’en fout ?

Ah bon.

Pas très matinal mais un peu mal.
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À propos

Melusine Hoffman

Clermontoise pseudo-écrivaine. Râleuse Chronique. 36 15 jraconte ma life. Prends le temps de lire, et de commenter (surtout si tu n'aimes pas...)
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Marmotte 01/07/2016 17:49

Je suis comme toi... Mal partout en permanence, souvent malade... mon dernier burn-out date de 4 ans !!

Melusine Hoffman 01/07/2016 20:05

Ah en plus les nerfs fragiles et un boulot stressant :o ça doit pas être simple !

Victor Ladou 11/05/2016 16:35

Tiens, ça fait un bail que j'avais pas laissé de commentaires.
Voilà, c'est fait...

papou 01/05/2016 15:58

ben moi quand j’appuie là, ça me fait une douleur ici, et un drôle d'effet de ce coté ci.
donc aïe !!!
mais ça va, je tiens le coup......

Victor Ladou 11/05/2016 16:36

Ah non, mais là, c'est plus grave, docteur, parce que vous voyez quand j'fais ça... Aie ! J'peux pas le faire !
Ah non, mais là, ça compte pas, c'est pour vous faire voir !