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La fac dentaire & moi (Partie 1)

La fac dentaire & moi (Partie 1)
(Cette histoire est longue, car s'est étalée sur plusieurs mois. Je te l'ai donc partagé en deux articles...
Toi lecteur qui aime me voir souffrir, enjoy !)

Tu te souviens ? J’ai failli mourir à cause de >>>mes dents de sagesse<<<. Moi qui petite adorais accompagner mon père chez le dentiste, et qui réclamais à monter sur le fauteuil pour qu’elle examine l’intérieur de ma bouche (oui, je trouvais ce concept chouette, et alors ?), ai très vite déchanté après ça et ai développé ce qu’on pourrait qualifier de phobie médico-dentaire.

(Promis, tout l’article ne sera pas constitué de phrases aussi longues.)

Du coup, lorsqu’une de mes dents cassa (parce que je grince des dents quand je dors), j’ai haussé les épaules. Qu’est-ce que ça peut bien faire ?

Sachant que maintenant, même une détartrage me fait finir en pleur, je ne vais pas m'inquiéter d'une petite molaire cassée.

Lorsqu’elle commença à me faire mal un an et demi plus tard, j’ai pris un doliprane, ai fait un ou deux bains de bouche, et basta.

Si je te dis que cette dent s’est cariée, ça te ne surprendra pas.

J’ai toujours eu une bouche en super état. La seule douleur intense que j’avais connu était celle de mes dents de sagesse (vachement intense quand même la septicémie).

Du coup, mon point de comparaison m’indiquait que cette douleur, ce n’était pas grand-chose, alors je me suis gavé d’antidouleurs.

Tu seras surpris (ou pas) d’apprendre lecteur que cette méthode ne marche qu’un temps.

A un moment, la douleur prend le dessus. Et là, tu t’éclates c’est la grosse fiesta. Chaque chose que tu fais est gâchée par cette douleur lancinante, intense, constante. Les mouvements sont douloureux, alors tu te poses devant la télé. L’inaction est douloureuse, alors tu n’arrives pas à suivre. Manger ? Surtout pas. Dormir ? Ahah. N’y pense même pas.

Suite logique des événements, j’appelle un dentiste.

Attention, comme je suis moi, et que j’adore quand les choses ne se passent pas comme prévu : je prends rendez-vous à la fac dentaire.

  • Avantages : tu n’as aucun frais à avancer.
  • Inconvénients : attend, on va y venir.

Je conseille dès maintenant aux gens qui craignent les détails médicaux de cliquer sur un autre article du site, dans une autre catégorie. (Si tu préfères, on parle de >>sexe<<.)

J’arrive donc avec Amoureux à la fac dentaire. Il est drôle de constater que toutes les couches sociales (de la mamie avec un manteau de vison, à la jeune maman avec un trou dans son t-shirt) se retrouvent ici. Comme quoi, le dentiste, ça coûte vraiment une blinde.

Après un temps d’attente interminable (mais dans la B.D. Lanfeust, ils expliquent que plus tu attends chez un médecin, mieux tu es soigné, j’ai donc appris à apprécier cette attente) deux étudiants arrivent et nous amènent avec eux.

Je ne me plaindrais pas ici du fait qu’ils leurs faillent cinq essais pour faire une radio ou que le moindre soin prend deux heures. Les étudiants sont là pour apprendre, et je trouve vachement bien qu’ils puissent s’entrainer sur des gens volontaires comme moi.

Il faut que je t’explique ce que j’ai compris qu’ils m’ont fait, c’est important pour la suite :

« Radio. Ah oui Mademoiselle, c’est infecté regardez ici. On va montrer ça à notre prof. Ok, on va vous installer. Alors anesthésie d’accord ? Ne vous inquiétez pas, l’aiguille ne mesure que 58 cm okay ? (C’est l’impression que j’ai eu) Voilà. Maintenant, on va vous creuser l’intérieur de la dent, histoire d’atteindre la gencive, de tout nettoyer la dedans. Vous n’aurez pas mal, vous êtes anesthésié. Puis en septembre on posera une couronne (oui parce que mon histoire se passe mi-juin, et qu’on ne pose pas de couronne en été, c’est les vacances.) Comment on va nettoyer Mademoiselle ? Super simple : on prend des genres d’aiguilles, on les enfonce dans la gencive jusqu’au bas de la mâchoire, et on fait des petits aller retours avec. Ensuite on l’enlève, et avec le mouvement, l’infection remonte, et l’aspiration l’aspire. Cool non ? Ah oui Mademoiselle, il est possible que vu le temps qu’on met à faire le reste, l’anesthésie se dissipe un peu à ce moment-là, mais nous insisterons sur le fait que ce n’est pas de la douleur, ce sont des sensations. (Sensation vachement douloureuse tout de même.) »

Bon, tout ceci s’est fait en réalité en trois séances, sur une semaine. La troisième fois, à la fin, il mette un pansement dentaire (un genre de patte qui devient toute dure et bouche le trou pour éviter que des saloperies rentrent à l’intérieur et que ça se réinfecte.)

« Au revoir Mademoiselle, passez de bonnes vacances ! »

Trois jours plus tard, n’en pouvant plus de douleurs, j’y retourne.

(J’ai attendu parce que je me disais que j’avais peut-être un genre de douleurs contrecoup et que ça allait passer.)

On ne va pas épiloguer pendant 1o ans : j’y suis allée deux à trois fois par semaine durant tout l’été, et à chaque fois, ils me refaisaient la même chose que je viens de t’expliquer : nettoyage avec les aiguilles, et pansement. Ils me faisaient aussi alterner divers antibiotiques, paracétamol et codéine. (Et avec tous ces médocs, rajoute à ma douleur des vomissements réguliers, et des mycoses ! Hum sexy glamour quand tu nous tiens <3)

Leur traitement ne fonctionne donc pas.

Ils m’expliquent que l’infection en bas de la racine a formé un genre de kyste, et ce kyste la protège contre les antibiotiques. (Eh oui, moi Monsieur, j’ai des infections intelligentes d’abord.)

La dernière semaine, je vois qu’ils m’en veulent un peu, ils sont plus agressifs. Je crois qu’ils sont vexés de ne pas arriver à me soigner (pauvres choupinous !)

Arrive le 14 août (oui, je commence à péter un petit peu un câble), je suis à la fac dentaire. Je les préviens : une amie à moi nous a acheté des billets de train qui coûtent une blinde et qui sont non remboursables pour Nice, nous devons partir le 16, JE DOIS être en état de partir, et ne plus être cette loque humaine qui ne mange plus, ne dort plus, et se traîne en suivant les gens qu'elle connaît en se foutant de tout.

Je tombe sur une étudiante brune, prétentieuse, qui me parle à peine et raconte ses projets d’avenir à sa collègue pendant qu’elle me soigne.

« Il n’y a aucune raison que vous reveniez. »

Me dit-elle après les soins...

>>La suite ici<<
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À propos

Melusine Hoffman

Clermontoise pseudo-écrivaine. Râleuse Chronique. 36 15 jraconte ma life. Prends le temps de lire, et de commenter (surtout si tu n'aimes pas...)
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