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Comment j'ai vu Comment c'est loin

J’ai été voir Comment C’est Loin au cinéma.

En même temps, j’ai une forte tendance à apprécier Orelsan, ainsi que Gringe, alors il était logique que j’aille voir ce film.

J’ai été voir ce film avec Amoureux et Belle-maman. Le plus drôle, c’est que lorsque nous sommes rentrés dans la salle, nous suivions un groupe de mamies qui allait voir le même film que nous.

Si tu n’en as pas entendu parler, et que t'as la flemme de voir la bande-annonce : c’est une fiction sur ce qu’auraient pu être Orelsan et Gringe s’ils ne s’étaient pas sorti les doigts du cul plus tôt.

Avant de te donner mon opinion sur le film, je vais te donner celui de ces dames âgées, que j’ai entendu (car elles parlaient très fort) :

Lorsqu’un personnage explique qu’il faut savoir oublier ses rêves et qu’il vaut mieux bosser dans un truc de merde : « Oh, c’est bien, il commence à comprendre. »

A la fin : « Et ça finit comme ça ? Oh ma pauvre, c’est vulgaire quand même hein. Ça parle de trucs et de machins là… Olala… »

Alors oui. Orelsan et Gringe parlent de trucs et de machins, ou en langage plus clair : de putes, de branlettes, de porno, de couilles, de chattes, de bites, et j’en passe.

Les Casseurs Flowters sont des auteurs que je qualifierais comme Wojtek :

"Un peu de poésie, sodomie, marteau-piqueur."

Belle-maman elle, l’a trouvé intéressant, long, et un peu trop vulgaire.

Effectivement, les « ferme ta gueule » sont fatigants… Mais tellement représentatifs. La pauvreté du vocabulaire n’est pas dût aux auteurs du scénar’, mais bien à notre époque. Si tu veux faire un film réaliste, tu t’adaptes, et tu oublies les mots de plus de trois syllabes. Parce que de plus en plus, le vocabulaire s’appauvrie. Tu n’as qu’à regarder les émissions de télés réalités.

Ceux qui connaissent Orelsan savent bien que son vocabulaire est bien étendu.

« J’suis le seul écrivain potable depuis Victor Hugo »

A-t-il dit.

Quand à ce film… Il y a eu un moment où je me suis dit : « Comment c’est long… »

En fait non.

Il ne faut pas voir ce film scène par scène mais dans son ensemble, et en fait, je trouve vachement bien qu’il y ait des longueurs.

Je m’explique :

Je m’adresse ici aux gens qui vont voir ce film sans connaître Orelsan, Gringe, Les Casseurs Flowters, voir même les gens qui n’aiment pas le rap, aux personnes qui sont d’une autre génération…

Voyez ce film comme une immersion sociologique de vos gosses/ vos cousins/ votre voisin.

Les gens de mon entourage et moi-même avons tous un petit côté qui ressemblent aux personnages. Choisis le tien :

  • Feignant.
  • Désillusionné.
  • Crade.
  • Pessimiste.
  • Rêveur.
  • Alcoolique.
  • Obscène.
  • Naïf.
  • Pathétique.
  • Solidaire.

Les longueurs du film, ce sont nos moments de galères. Ces moments où tu stagnes. Ces moments où ça ne se passe pas comme prévu. Ces moments où tu te fais chier. Ces moments où tu sais que tu prends la mauvaise décision.

On a appris à ma génération qu’elle pouvait tout avoir, qu’elle pouvait être ce qu’elle voulait. Résultat, on a eu tellement de choix qu’on n’en a pas fait un seul. A tout vouloir, on a des désirs incompatibles.

Enfin je dis on… Les exemples de ma génération que je vois en général correspondent à ce stéréotype.

Quant à ceux qui connaissent bien Orelsan & Gringe…

Les voir à l’écran c’est magique. Le duo marche tellement bien. (>>Bloqués<<)

Le film est bourré de références aux anciens albums. Il regorge de nouveaux sons, dont certains m’ont bien fait tripper.

En résumé, Comment C’est Loin…

Bin comment c’est bien.

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À propos

Melusine Hoffman

Clermontoise pseudo-écrivaine. Râleuse Chronique. 36 15 jraconte ma life. Prends le temps de lire, et de commenter (surtout si tu n'aimes pas...)
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Victor Ladou 21/12/2015 16:37

J'hésite entre désillusionné, pessimiste et pathétique...

Melusine Hoffman 21/12/2015 21:51

COMBOOOO !