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Parlons peu, parlons bien. Parlons sexe, puisque c'est vendeur.

Samantha Jones
Samantha Jones

Les films pornos sont créés par des hommes et pour les hommes.

Ils sont dégradants pour la femme. D’ailleurs, la majorité des femmes vivent mal que leurs partenaires en regardent.

FAUX !

(Je verserais des droits d’auteurs à Norman plus tard.)

Eh oui. Même si ces clichés ont la vie dure, et ont surement été vrais à une époque, de nos jours, ce n’est pas si simple. Pour éviter la polémique, commençons par la base :

Oui, il y a des femmes qui n’aiment pas le porno. (Tout comme certains hommes n’aiment pas ça.)

Oui, on est d’accord, il faut que les films soient réalisés dans un certain respect de la femme, c’est-à-dire que l’actrice (ou l’acteur d’ailleurs) ne soit contraint à rien.

Voilà. Une fois expliqué ceci, on peut l’affirmer haut et fort :

Nous aussi on aime le porno !

En 2012, une étude affirmait déjà que 82% des femmes françaises avaient déjà regardé un film X. Et une femme sur cinq aimait cela et s’adonnait à ce plaisir régulièrement.

Une sur cinq, c’est beaucoup, si on compte qu’en plus ces sondages sont réalisés sur des femmes de tout âge, de 18 à 98 ans, c’est encore plus énorme ! Mais laissons de côté ces images de nos grands-mères devant du Dorcel…

Pourquoi croit-on que le porno est réservé aux mecs ?

Déjà, parce qu’on a ce stéréotype que tous les hommes en regardent, et que tous les hommes aiment ça. Ça aussi, c’est faux, certains hommes préfèrent les scénarios élaborés dans leurs têtes à un film. J’ai même connu un homme qui ne s’adonnait jamais aux plaisirs solitaires. (Un seul hein, il ne faut pas abuser non plus.)

Et puis il faut bien admettre que les filles là-dedans sont souvent plastifiées, simulent, et sont régulièrement soumises voir humiliées.

Dans la vraie vie, on suppose que les hommes sont tous des porcs et aiment ça (exception faite du prince charmant), et que les femmes sont scandalisées, outrées, patati et patata.

Comment explique-t-on alors le succès fulgurant de Cinquante nuances de Grey ? Là encore, je sais. Il est mauvais, mal écrit, niais… Suffisamment d’auteurs se sont acharnés sur ce pauvre livre et encore plus sur le film qui n’a rien demandé.

Et même si tout le monde est d’accord pour dire que c’est une bouse, il n’empêche qu’il fait séance pleine depuis qu’il est sorti.

Je m’égare encore. Le sujet principale est essentiellement que les femmes qui sont censé ne pas aimer le porno se délectent encore et encore du fameux Christian Grey qui, vous devez bien l’admettre, et plutôt loin de prince charmant sur son cheval blanc (exception faite de son compte en banque.)

Nous avons donc deux possibilité au succès de ce film : Soit une grande partie des femmes sont attirés par l’argent, dans ce cas-là, devenez riche messieurs ; soit les femmes aussi aiment le sexe, la domination, les choses qui parlent de sexe, et pas seulement les pornos du style : Lui… Elle… Une plage… Un coucher de soleil… (Je t’aime mon amour sur la plage à mourir !) Elles aiment les romans érotiques, les discussions où on parle de cul jusqu’à quatre heures du matin, et parfois (voir souvent) les pornos !

Mais au fond, on s’en fout.

Concrètement, qu’est-ce que ça peut bien faire d’aimer ou non regarder des films X ? Ou plutôt, qu’est-ce que ça peut bien faire que notre voisin, ou notre facteur, ou bien notre chien aime regarder du porno ?

Nos grand-mères dont je parlais tout à l’heure ne regardent peut-être pas de porno, ou peut être que si. Et franchement qui a envie de le savoir ?

Par contre, ce sont ces grands-mères-là qui ont brûlés leurs soutiens gorges, qui ont lutté pour que les femmes et les hommes soient égaux, que cela soit au niveau du travail, du droit de vote, et aussi du sexe.
Tout ça pour qu’à l’heure d’aujourd’hui, les filles entre elles se qualifient de « sal*pe », « prosti-pute », « cagoles », « coincée », « frigide » et j’en passe.

On pensait qu’avec Sex & the city il était possible d’avoir une sexualité débridée comme Samantha tout en se respectant et en plus en restant une femme super classe, ou bien d’être prude comme Charlotte sans être critiquée par toutes les copines.
Alors qu’en fait, les femmes aujourd’hui n’ont que deux possibilités : être une salope, ou être une coincée.

Les vierges de 30 ans seront toujours appelées de vieilles filles, et les libertines, ou célibataires endurcies à la Barney Stinson seront des chaudasses qui mériteraient presque de se faire violer.

Peut-être que pour avoir le respect de ses messieurs, nous devrions d’abord commencer par nous respecter entre nous…

L’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne.

Mamie

Mamie

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À propos

Melusine Hoffman

Clermontoise pseudo-écrivaine. Râleuse Chronique. 36 15 jraconte ma life. Prends le temps de lire, et de commenter (surtout si tu n'aimes pas...)
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